lundi 31 mars 2008
Le couple.
13h30.
Un café plutôt vide à Paris en heure de pointe. Un couple se débat avec leur charmante petite fille qui refuse décidément d'ingurgiter ce plat préparé à peine réchauffé. Les regards des clients se hâtent de s'orienter vers eux quand la voix de la petite s'élève. Les parents observent eux aussi.
"Cette petite a de la voix", entend-on chuchoter d'un coin du bar. La mère lutte, tente de lui faire avaler une cuillerée de la mixture. J'avoue que moi non plus je n'en voudrais pas. Je me demande si les parents ont déjà goûté ce qu'ils lui ont acheté. Pas sûr. Tout au plus auront-ils testé du bout des lèvres la chaleur du plat.
Soudain, un téléphone sonne, arrachant notre couple des regards indiscrets. La reprise de la vie s'entame. Le père se dérobe et fait mine de ranger l'encombrante poussette. Je ne suis pas sûre qu'ils aient besoin de tant de choses, mais après tout, ce sont eux qui poussent. La mère délaissée s'affole. C'est peut-être leur premier enfant.
L'attitude du mari laisse penser que lui aussi panique, et pourtant la jeune femme a l'air bien seule et elle le sait. C'est alors que les cris de notre bébé s'arrêtent pour laisser place à d'autres rugissements, bien plus effrayants. Notre maman pose des limites, elle sévit. Et pourtant.
L'enfant la regarde du bleu profond de ses yeux globuleux, en incompréhension. "Mais qu'est ce qu'elle nous fait la petite maman ??"
Devant sa propre colère, la mère se stoppe. Le mari interloqué a visiblement assez rangé le vide et se tourne vers elle.
Il lui chuchote à l'oreille. Nos indiscrétions ne sauront pas ce qu'il a dit, mais ils sont partis.
samedi 29 mars 2008
Question de prof en cours. (véridique)
"In the interest of the world economy, please use both sides of the paper."
Qu'en dîtes-vous ?
Vous réagiriez comment en lisant ceci au bureau ?
Et dans vos toilettes ?
mardi 18 mars 2008
Règle.
Je commence déjà à déroger à ma propre règle. Je viens prévenir que je n'écrirai sûrement pas de la semaine, sauf possibilité particulière.
J'ai un soucis d'ordre familial très important, je n'arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit d'autres.
A la semaine prochaine.
samedi 15 mars 2008
Ondes.
Je suis un peu perturbée par certains événements aujourd'hui, je n'ai donc pas pris le temps d'écrire sur quoi que ce soit. Je vais donc instaurer une petite règle explicite ici même. J'écrirai un message par jour sauf le week-end où je me réserve le droit d'en faire plus ou moins. Voilà. C'est mon contrat.
Là je suis partie pour ne pas dormir. Trop d'angoisse ne tue pas l'angoisse. Mais ça tue le sommeil.
vendredi 14 mars 2008
Enchère et en os.
Suite à un rendez-vous pour une école, je me trouvais ce midi à Montreuil. En sortant du métro, assez déboussolée, je me suis trompée de chemin, j'ai dû faire demi tour pour retourner au point de départ.
Sauf que.
Je suis arrivée du côté rue cette fois, et voilà que BAM! comme ça d'un coup, je tombe nez à nez avec Madame Dominique Voynet en personne, distribuant des tracts. J'ai eu le droit à un papier, un sourire et une petite phrase. Mais j'étais un peu pressée, j'ai pas vraiment ralenti.
Tout ça pour dire que même si le principe est très louable, étant donné que ça fait vraiment proximité, "je suis proche de vous et je m'implique" (ce que j'aime bien hein), je suis pas sûre que ça soit si efficace ? Je veux dire, j'ai mis quelques secondes à comprendre que c'était elle. Et puis, il faut bien le dire, les gens qui distribuent des choses, on ne prend pas tant que ça le temps de les écouter. Parfois même, ce n'est que le soir en déballant son sac qu'on retrouve ce qu'on nous a donné et qu'on prend la peine de le lire -dans le meilleur des cas.
jeudi 13 mars 2008
Contrariée.
Je sais pas vous, mais quand j'entends ou je vois une publicité pour toutes ces choses que l'on doit envoyer par SMS du type "rencontre au 12345" ou bien "avenir au 98765" je suis au bord de la crise de nerfs.
Ces numéros courts envahissent les ondes par centaines -que dis-je- par milliers, les trois quarts sont pour la même chose, les prix sont exorbitants, l'intérêt plus que limité, et les publicités en elles-même, plus qu'abruties.
Ces arnaques me posent un réel problème. D'agacement, c'est certain, mais aussi de société. Qui envoie ces messages surtaxés pour des réponses aléatoires ? Qui gère ces numéros ? A qui cela profite-t-il en fin de compte ? Il existe une agence spécialisée dans les numéros courts SMS ? "Envoi Society" ?
Pour le moment, je ne sais pas, mais je vais me renseigner, et je reviendrai en parler.
Mais votre avis m'intéresse.
Edit : si j'en crois ce site on trouve comme fondateurs Bouygues Telecom, Orange France, SFR. Ben voyons.
Sinon vous trouverez un mémoire à cette adresse qui explique plutôt bien la chose.
mercredi 12 mars 2008
23h23.
Mes très chères coïncidences.
Dans les statistiques de Canalblog, nous avons la possibilité de savoir quel lien vous avez utilisé pour parvenir à notre page. Ne prenez pas cet air offusqué, c'est pas comme si on vous pistait. (quoique ?)
Toujours est-il qu'une personne a tapé dans Google "contretemps le film" et est tombé sur mon blog. Vous me direz, pas grand intérêt pour lui d'arriver ici.
Par contre, intérêt pour moi.
En copiant son geste, je suis tombée sur le site de ce fameux film, et je dois dire que la surprise n'en a été que meilleure.
C'est un court métrage donc pas d'excuse pour ne pas le regarder.
C'est avec amusement que je vous présente le synopsis tel qu'il est décrit sur le site :

Alors ?
mardi 11 mars 2008
Une journée de fille.
C'est quand on retrouve sa garde robe étalée sur son lit, des cintres partout par terre et le miroir incliné qu'on prend finalement conscience de son état de fille. Enfin, que JE prends conscience de MON état de fille, en tout cas.
Mais avouez, à qui cela n'est-il pas arrivé ? (et j'interdis aux mâles de répondre)
Je dois dire pour ma défense, que j'avais un entretien. Et en bonne élève que je suis, j'ai cherché la tenue adéquate. Quelques sites sur l'emploi m'ont un peu aidée, mais finalement j'ai surtout fait confiance à mon instinct. Et c'était pas si mal.
J'ai opté pour un classique (la jupe), un confort (des bottes plates), un chaud (un sous pull), un décoratif (un micro gilet) et accessoires assortis (collier, bracelet et boucles d'oreilles). Sans oublier le sac bien entendu.
Comme c'est amusant, vous ne trouvez pas ? Et puis c'est tellement gratifiant de trouver ce qu'on voulait.
Bon, bien sûr, cela exclut la crise hystérique typique du "j'ai rien à me mettre !!!".
Mais l'entretien en lui-même, c'est une étape qui mérite qu'on se donne du mal. C'est la première impression, l'occasion de se défendre. Et quoi qu'on en dise, l'habit fait le moine dans ces cas là.
lundi 10 mars 2008
Une tempête en France : des millions de déprimés
Ah, les Français. Nous autres aimons bien que tout aille bien, surtout si on est râleurs. Ou pas. Le mauvais temps est un sujet en or d'ailleurs ; on râle, on peste et on se plaint à volonté. Mais aujourd'hui, y en a un sacré paquet qui avaient encore plus de raisons de maugréer.
La rentrée des classes sous une pluie vicelarde et un vent qui décoiffe les jeunes filles, c'est pas bien sympa.
Et pour ceux qui ont la chance d'être (encore) en vacances, c'est l'occasion rêvée de se plaindre qu'on ne peut pas sortir avec un temps pareil.
Ah, mais que demande le peuple ?
dimanche 9 mars 2008
Demi-(re)tour. Et bonne année.
09/03/2008 Elections municipales, premier tour.
Voyez comme c'est drôle, cette si jolie façon qu'ont les enfants d'apprécier le monde tel qu'il est. Une simplissime insouciance, un doux voile obstruant de leur vue un détail peu important pour eux. Et pourtant. C'est en ce jour d'élections, jour fatidique où les nouveaux majeurs, ces jeunes adultes comme disent les autres, allaient voter pour la première fois ou presque.
Et comme chacun sait, il est de coutume familière de permettre à un enfant bien loin de l'âge de raison, à entrer dans le fameux isoloir. Mais voilà. Aussi proches de chez nous que soient les bureaux de vote, cent pas d'homme en font le double (si ce n'est plus !) pour les bouts de choux. Il faut donc les occuper. Et parfois ils n'ont besoin de personne.
Mes oreilles trainantes ont ainsi capté un instant frivole et innocent, qui m'a fait regretter de ne pas avoir davantage d'influence sur notre environnement qu'en votant.
Alors quand cette petite fille a dit "Bonjour Monsieur l'Arbre", mon sourire était aigre et aigri.